Stress et immunité

stress

Stress et immunité

Pourquoi sommes nous plus souvent malade en période de stress?

Le stress affaiblit notre réaction immunitaire. Il existe donc un lien réel entre stress et immunité. C’est pour cette raison que nous devons être acteur de notre santé et de notre force immunitaire. Des études ont montré que, chez l’homme, le stress psychologique est associé à un plus haut risque de maladie infectieuse, le stress interférant avec la réponse immunitaire aux pathogènes (virus ou bactéries par exemple) . Il y a en effet une réaction en chaîne qui se produit lors d’un stress et notre système immunitaire en est impacté. 

Le système nerveux et système immunitaire

Des chercheurs de l’Inserm, du CNRS et d’Aix-Marseille Université (AMU) ont en effet pu observer des mécanismes de coopération entre le système nerveux et le système immunitaire dans la réponse aux agressions de l’organisme par des bactéries ou virus. Ces travaux sont parus dans la revue Nature Immunology
Lors d’une infection par des virus ou d’autres organismes pathogènes, le système immunitaire s’active pour éliminer l’agent infectieux. Les cellules immunitaires libèrent alors des molécules inflammatoires appelées cytokines, responsables du processus d’inflammation nécessaire pour lutter contre la diffusion des pathogènes dans le corps. De précédentes études ont déjà montré qu’en cas d’infection, le cerveau était mobilisé pour réguler la réaction inflammatoire.

L’action du stress

Un stress psychologique entraîne, au niveau du cerveau, l’activation de l’hypothalamus, qui induit l’activation du système sympathique. Ce système produit les hormones de « stress » comme l’adrénaline par exemple. Celle-ci est responsable de l’augmentation du rythme cardiaque, de la fréquence respiratoire, de la contraction musculaire, de la consommation énergétique…

Pour agir, ces hormones du stress doivent se fixer à des récepteurs sur les cellules cibles, comme une clef dans une serrure, pour guider les cellules et leur donner des ordres. D’où la suggestion d’un lien entre des récepteurs à l’adrénaline et les défenses de l’organisme. L’adrénaline produite lors d’un stress entraîne une réaction en chaîne qui va aboutir à la baisse de l’activité des cellules tueuses de l’organisme, chargées de combattre l’infection.
Si le stress devient chronique, et donc prolongé, cette voie de régulation naturelle devient néfaste en diminuant nos défenses contre l’infection. Un stress chronique équivaut à un système immunitaire défaillant. 

neurotransmetteurs stress

L’action du système immunitaire

Nous savons que les neurones ne sont pas restreints au cerveau, mais sont également présents en très grand nombre (plus de 200 millions) dans l’intestin. Or celui-ci est aussi notre réservoir de cellules immunitaires. Ces deux familles de cellules communiquent entre elles. C’est de cette manière que nos humeurs et notre stress affectent nos défenses immunitaires et que nous tombons plus facilement malade en période de stress intense. Des découvertes récentes sont venues confirmer ce lien étroit entre système nerveux et système immunitaire.

Les neurones communiquent entre eux grâce à des molécules appelées neurotransmetteurs, dont l’une des plus connues est la sérotonine. La sérotonine agit dans la régulation du sommeil, de la douleur, de l’anxiété, des comportements alimentaires et sexuels, ainsi que de l’inflammation. Elle est sécrétée par les neurones mais également par les cellules du système immunitaire (dont l’intestin). D’autres neurotransmetteurs comme l’histamine (impliquée dans les allergies) a aussi des effets sur notre système immunitaire. En effet, elle module la réponse inflammatoire. 

Les cellules immunitaires communiquent entre elles en sécrétant des molécules appelées cytokines (comme les interférons) impliquées dans la réponse contre les infections. Ces interférons sont des agents puissants, véritables gardiens de notre immunité. Il y a des cellules « professionnelles » de la production d’interférons, véritables sentinelles, patrouillant dans le corps à la recherche de pathogènes à éliminer. Lorsqu’elles en détectent un, elles le détruisent et produisent de grandes quantités d’interférons.

Le lien entre système immunitaire et système nerveux 

Quel est le lien entre les neurotransmetteurs de notre système nerveux et les interférons du système immunitaire ?

Les neurotransmetteurs diminuent nos défenses anti-infectieuses. En effet, la sérotonine et l’histamine sont de puissants inhibiteurs de la production d’interférons. Donc, lors d’un épisode allergique, les mastocytes (qui font partie de la famille des cellules immunitaires) déchargent localement de grandes quantités d’histamine qui vont alors empêcher la sécrétion des interférons. Notre corps est alors laissé sans défense vis-à-vis des virus. Les neurotransmetteurs sont capables de bloquer la production de molécules antivirales.

stress nerveux

La conciliation du stress et de l’immunité

Il est difficile d’agir consciemment sur notre immunité, car notre cerveau ne peut directement ordonner à notre corps de se protéger contres les agressions. Cependant, nous avons accès à notre système nerveux autonome qui gère les divers processus de nos équilibres intérieurs (respiration, température corporelle). Ce système nerveux autonome se compose du système ortho sympathique (accélérateur) et du para sympathique (frein). Ils doivent s’équilibrer. Nos conditions de vie, nos tensions intérieures, comme la peur, le stress, l’épuisement psychique (étudiants avant des examens par exemple), déséquilibrent notre système nerveux. À l’inverse, l’équilibre du système nerveux permet de donner de la force à notre système immunitaire. Il y a donc un lien permanent entre système nerveux et équilibres internes (système immunitaire et hormonal). Pour stimuler sa force immunitaire, il faut avoir accès à la joie de vivre au quotidien et à l’optimisme, refouler ses peurs et stimuler l’élan de vie !

En période de stress, on augmente son cycle avec des respirations moins performantes, moins d’oxygénation et moins d’élimination du gaz carbonique. La cohérence cardiaque permet, en quelques exercices, d’apprendre à contrôler sa respiration pour mieux gérer son stress et réguler son anxiété et donc aider à retrouver le calme intérieur. L’idéal est de débuter par un grand soupir et forte expiration par la bouche pour une vidange complète de la capacité pulmonaire. Inspirez 5 secondes puis expirez 5 secondes pour faire 6 respirations par minute. À pratiquer chaque jour pendant 3 minutes, au réveil et au coucher.
Il existe aussi de nombreuses applications qui aident à la relaxation, avec bruits de vagues par exemple : à vous de choisir la vôtre ! Jour après jour, cela va renforcer votre système immunitaire.

Face aux infections, notre système immunitaire n’est pas seul à combattre. Son meilleur allié est le cerveau. Lutter contre le stress peut donc avoir des effets bénéfiques sur nos défenses immunitaires. Le café décaféine Zen Espresso vous aide à vous relaxer.

Partager cette publication

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *